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Théâtre au château

Théâtre au château

    • Quand 21/07/2018 de 21:00 à 23:00 (Europe/Brussels / UTC200)
  • Catégories d'événements Danse & Théâtre
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Théâtre au Château - 21 juillet à 21h

Château d'Enghien - Réservation : 02/397.10.20

Le Théâtre des Galeries

présente

 

 

 

Il ne faut jurer de rien

de Musset

 

Van Buck

Michel Poncelet

Valentin Van Buck

Denis Carpentier

La baronne

Catherine Claeys

Cécile, sa fille

Juliette Manneback

L’abbé

David Leclercq

Le maître de danse

Romain Mathelart

Mise en scène

Fabrice Gardin

 

 

Valentin, vingt-cinq ans, mène une vie de dandy vouée aux plaisirs et jure qu’il ne se mariera jamais, de peur d’être trompé. Quand son oncle, las de l’entretenir, lui propose de s’unir à Cécile de Mantes, une riche aristocrate, Valentin parie qu’il séduira incognito sa promise… dans le seul but de prouver qu’il ne doit pas épouser une jeune fille aussi sensible aux avances !

Cette comédie, l’une des plus gaies de Musset, démontre avec grâce et fantaisie qu’en amour du moins, on ne saurait jurer de rien.

On vous donne rendez-vous avec une troupe énergique pour un spectacle optimiste où l’humour et l’ironie dominent…

En tournée en Wallonie

Du 19 juillet au 31 août 2018

 

 

 

Ballet amoureux

Tout comme Camille dans "On ne badine pas avec l’amour", Valentin refuse le mariage dans "Il ne faut jurer de rien", l’une par endoctrinement et orgueil après des années de couvent, l’autre par crainte de souffrir et… par orgueil.

Valentin a 25 ans et mène une vie insouciante entre les femmes, le jeu et l’alcool, grâce à l’argent de son oncle qui décide pourtant un jour d’arrêter de payer ses dettes s’il ne se marie pas. Mais le jeune homme craint les amours éphémères. À ses yeux, se marier, c’est prendre le risque d’être trompé, de souffrir à la fois de la honte et de l’amour blessé. L’oncle, Van Buck, décide pourtant d’aller rendre hommage à la baronne de Mantes; il espère obtenir la main de sa fille, Cécile, pour son neveu. Valentin manigance alors un "piège" : tenter de séduire en huit jours la jeune fille, si elle succombe à ses charmes, il ne l’épousera pas puisque cela démontrerait sa frivolité. En effet, comment avoir la garantie qu’un galant ne pourrait pas la conquérir aussi facilement après le mariage ?

Bien entendu, la suite illustrera le proverbe "Il ne faut jurer de rien" : c’est-à-dire qu’il ne faut jamais être trop sûr de soi et hâter son jugement car tout peut se révéler bien différent.

 

En 1836, Alfred de Musset est un homme blessé. Il n’a que 26 ans et a déjà connu les affres du désespoir amoureux aux côtés de Georges Sand avec qui il a vécu quelques courtes années intenses et tumultueuses. L’amour, principal sujet de ses tourments, constitue aussi le cœur de son œuvre lyrique et romantique. En 1836, il publie "Il ne faut jurer de rien", pièce en trois actes autour d’un proverbe.

Musset exploite avec brio toute une gamme de procédés comiques dans son proverbe résolument tourné vers une optimiste gaieté. L’humour et l’ironie dominent : ces deux registres font la force et le charme de Valentin lors de ses joutes verbales avec son oncle dont les arguments moralisateurs sont systématiquement contrés par des réparties plaisantes.

Les diverses formes de comique (caractère, situation, mots, gestes) manifestent constamment l’esprit de l’auteur.

 

 

 

Genre et registres

Il ne faut jurer de rien est l’une des pièces de Musset qui illustrent le mieux le genre du proverbe dramatique, à l’instar d’Un caprice (1837) et d’Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée (1845) brodés sur le même schéma de la déroute d’un séducteur trop sûr de lui.

Si le dramaturge se conforme à ce genre traditionnel de théâtre de salon, il l’enrichit par le mélange parodique des genres et des registres propres au théâtre romantique et par une thématique amoureuse en écho avec le reste de son œuvre.

 

La tradition du proverbe

Habituellement considéré comme un genre mineur, le proverbe dramatique est à l’origine un divertissement mondain né dans les salons précieux du XVIIème siècle : on s’amusait alors à jouer des saynètes, souvent improvisées, illustrant un proverbe que les invités devaient deviner, comme la clé d’une énigme. Au XVIIIème siècle, tandis que les salons prennent une importance grandissante dans la vie mondaine et intellectuelle, cette pratique ludique se développe et devient à la mode. Le mot de proverbe doit être enveloppé dans l’action, de manière que les spectateurs ne le devinent pas, il faut lorsqu’on le leur dit, qu’ils s’écrient : ah ! C’est vrai ! Comme lorsqu’on dit le mot d’une énigme que l’on n’a pas trouvée » (Proverbes dramatiques, 1773-1781).

Délaissé durant la Révolution et l’Empire, le genre du proverbe réapparaît sous la Restauration. S’il vise toujours le public mondain des salons, lors de représentations privées, il gagne aussi les scènes de boulevard où se jouent les proverbes de Carmontelle et de nouveaux auteurs : Sauvage, Romieu, Scribe, et surtout Théodore Leclerc, consacré maître du genre (On attrape plus de mouches avec du miel qu’avec du vinaigre ou Qui a bu boira, entre autres titres à succès).

Leclerc innove en inscrivant quelquefois dès le titre et presque toujours à la fin de la pièce la formule proverbiale qui faisait jusque-là l’objet d’une devinette illustrée par l’action ; de plus, il étoffe l’intrigue et les personnages, et accentue la portée satirique du proverbe en visant le parti royaliste des « Ultras » et le clergé.

Depuis son enfance, Musset fut habitué à entendre ou à voir jouer les proverbes de Carmontelle qui était un ami de son grand-père. Il appréciait ce divertissement raffiné, bien accordé à son goût des plaisirs mondains et de la fréquentation des salons. S’il a déjà eu recours aux expressions proverbiales pour intituler ses textes dramatiques (Les Marrons du feu, publié en 1829, La Coupe et les lèvres, en 1832), il entend sans doute profiter d’un effet de mode en attribuant pour la première fois le sous-titre de « proverbe » à l’une de ses pièces : on ne badine pas avec l’amour, en 1834. L’intrigue illustre certes l’avertissement donné dans le titre mais ce « proverbe » subvertit les conventions du genre par son dénouement tragique et la complexité de certains personnages.

En 1840, Musset témoigne pourtant de son attachement à la tradition du proverbe en publiant sous le titre générique de Comédies et Proverbes un recueil de ses pièces, dont Il ne faut jurer de rien. 

 

Les signes d’appartenance d’Il ne faut jurer de rien au genre du proverbe

Alors que le titre d’On ne badine pas avec l’amour sonnait comme une maxime originale, Musset choisit en 1836 une locution proverbiale courante, attesté dès le XVIème siècle. « Il ne faut jurer de rien » est une formule qui ironise sur l’imprudence d’un engagement douteux, d’une anticipation hasardeuse de ce que l’on fera ou de ce qui arrivera.

Le titre annonce ainsi l’issue de la pièce et du jeu de qui perd gagne mené par Valentin. Dès la scène d’exposition, le héros y fait écho en déclarant à son oncle : « j’ai juré que jamais femme au monde ne me ganterait de ces gants-là » et « je ne me marierai jamais ». Musset en appelle aussi à la complicité du spectacle quand il fait dire à Van Buck « Je me soucie bien de tes proverbes » en réponse aux analogies burlesques du jeune homme. Conformément aux règles du genre, le mot de la fin reprend le titre comme pour formuler la leçon de la pièce : « Mon oncle, il ne faut jurer de rien, et encore moins défier personne » déclare Valentin sur un ton mi- sentencieux mi- humoristique.

Certains lieux et personnages de la pièce sont également caractéristiques du genre du proverbe : le salon du château de Mantes se prête aux conversations mondaines sur fond de parties de cartes et de leçons de danse, tandis que la caricature de l’abbé rappelle la charge anticléricale héritée du XVIIIème siècle et souvent exploitée dans les proverbes de Carmontelle ou, plus tard, de Théodore Leclerc.

Enfin, les nombreuses allusions à la société et à la culture contemporaines sont autant de clins d’œil destinés à établir une connivence avec le public ou les lecteurs.

 

Les emprunts à d’autres genres dramatiques

Le moule du proverbe dans lequel se coule Il ne faut jurer de rien n’empêche pas le glissement vers d’autres formes dramatiques. En digne « enfant du siècle » romantique, Musset a le goût du mélange des genres et des registres, de l’emprunt à diverses traditions et de la parodie de textes célèbres.

On peut ainsi voir en Il ne faut jurer de rien une comédie de mœurs qui dresse une amusante satire des modes de vie contemporains, de l’antagonisme entre différents codes sociaux : les valeurs de la baronne s’opposent à celles de Van Buck, le libertinage du jeune dandy choque le brave oncle, l’éducation reçue par Cécile contraste avec le « naturel » auquel elle aspire… En outre, l’étude des sources éventuelles de la pièce témoigne des références implicites ou explicites à certaines comédies de Molière et de Marivaux.

Le proverbe est également marqué par l’influence du mélodrame et du vaudeville : ces deux genres populaires, très prisés par le public du XIXème siècle, se jouaient à Paris dans les théâtres des boulevards du Temple et de Saint-Martin – d’où le nom de « théâtre de boulevard » les désignant. Le mélodrame vise à émouvoir à grand renfort d’effets spectaculaires et d’intrigues outrées, opposant des personnages clairement séparés entre bons et méchants : le projet de séduction d’une ingénue exposé par Valentin, le motif de l’honneur bafoué ou encore le décor de l’auberge sont des clins d’œil parodiques aux ingrédients du mélodrame.

Quant au vaudeville, il s’agit d’une comédie légère, essentiellement divertissante, pleine de rebondissements cocasses, et qui comporte à l’origine des couplets chantés sur des airs connus : le rythme endiablé d’Il ne faut jurer de rien, les coups de théâtre, les allusions grivoises, la comparaison de Van Buck à « un oncle du Gymnase » et les couplets entonnés dans la scène 3 de l’acte III ressortissent à l’influence de la comédie-vaudeville dont Eugène Scribe (1791-1861) était alors le spécialiste.

Enfin, le passage d’un lieu à un autre au cours d’un même acte et le jeu sur le mélange des registres rappellent l‘esthétique du drame romantique que Musset a auparavant illustrée dans Lorenzaccio (1834), son chef-d’œuvre qui ne fut pourtant jamais joué de son vivant.

 

Les ressorts comiques

Musset exploite avec brio toute une gamme de procédés comiques dans son proverbe résolument tourné vers une optimiste gaieté.

L’humour et l’ironie dominent : ces deux registres font la force et le charme de Valentin lors de ses joutes verbales avec son oncle dont les arguments moralisateurs sont systématiquement contrés par des réparties plaisantes. « Mais, mon oncle, qu’est-ce que je vous ai fait ? » demande Valentin sur un ton faussement naïf à Van Buck qui lui ordonne le mariage.

Les diverses formes de comique (caractère, situation, mots, gestes) manifestent constamment l’humour et l’ironie de l’auteur. Les personnages de « fantoches » que sont Van Buck, la baronne et l’abbé frôlent la caricature même si la fin de la pièce vient nuancer le portrait des deux premiers. Les retournements de situation démentent ironiquement les engagements ou les préjugés des personnages : traîtrise du complice malgré lui (Van Buck révélant à la baronne l’identité de Valentin), conversation du libertin à l’amour, lucidité de la supposée ingénue… Les conversations de salons multiplient les jeux de mots, les piques caustiques, ou les quiproquos et les coq-à-l’âne jusqu’à l’absurde. La mise en scène du proverbe, enfin, ne manquerait pas de souligner par des gestes et mimiques appropriées l’obséquiosité de l’abbé, la brusquerie de la baronne, l’embarras ou l’affolement de Van Buck.

La parodie (détournement comique d’œuvres célèbres, de genres ou de registre codifiés) est une autre forme privilégiée de l’ironie de Musset : On l’étudiera non seulement dans les nombreuses allusions romanesques (des romans libertins tels que Clarisse Harlowe et les Liaisons dangereuses à La Nouvelle Héloïse de Rousseau, « Origines et prolongements ») mais aussi à travers le détournement des registres épique, tragique ou mélodramatique. Ainsi, la référence à Ménélas comme triste modèle des maris trompés illustre le style burlesque (traitement trivial d’un sujet noble) tandis que le dialogue entre Valentin et Van Buck dans la scène 1 de l’acte III recourt à l’héroï-comique (qui évoque une situation triviale dans un style noble, parodiant ici le registre de la tragédie classique).

 

 

 

 

 

Le calendrier

 

Jeudi

19 juillet

Musée de Groesbeeck de Croix à Namur

0496 / 78 54 44

Vendredi

20 juillet

Musée de Groesbeeck de Croix à Namur

0496 / 78 54 44

Samedi

21 juillet

Château d’Enghien

02 / 397 10 30

Dimanche

22 juillet

Château de Corroy-le-Château

081 / 63 32 32

Mardi

24 juillet

Château d’Habay-la-Neuve

063 / 42 41 07

Mercredi

25 juillet

Château du Karreveld à Bruxelles

02 / 724 24 24

Jeudi

26 juillet

Château Fort de Feluy (Seneffe)

064 / 52 16 91

Vendredi

27 juillet

Ferme du Planois à Hennuyères (Braine-le-Comte)

067 / 87 48 93

Samedi

28 juillet

Hannut (Ferme de Lange à Bertrée)

019 / 51 90 63

Dimanche

29 juillet

Trois-Ponts   

0470 / 64 11 08

Jeudi

2 août

Rhode-Saint-Genèse  (la Chevalerie)          

02 / 609 86 60

Vendredi

3 août

Château de Montignies-sur-Roc

065 / 63 17 37

Samedi

4 août

Château de Gomery

0474 / 04 96 15

063 / 44 56 60

Lundi

6 août

Château d’Orval

061 / 31 12 29

Mardi

7 août

Château  Bivort à Fontaine l’Evêque

071 / 54 81 60

Jeudi

9 août

Château de Trazegnies

071 / 45 10 46

Mardi

14 août

Château de Villers-Ste-Gertrude     

086 / 49 95 31

Mercredi

15 août

Abbaye de Malmedy

080 / 33 02 50

Jeudi

16 août

Château du Karreveld à Bruxelles

02 / 724 24 24

Vendredi

17 août

Château de Leers et Fosteau

071 / 59 23 44

Samedi

18 août

Ferme de Froidmont à Moustier-sur-Sambre

0479 / 64 70 87

Dimanche

19 août

Propriété De Nys, rue H. Tombeur 24 à Bornival (Nivelles)

067 / 88 22 77

Mardi

21 août

Abbaye de Maredsous

082 / 69 82 84

Mercredi

22 août

Genappe

067 / 77 23 43

Jeudi

23 août

Gérouville

063 / 57 03 86

Vendredi

24 août

Place communale de Beauvechain  

010 / 86 64 04

Samedi

25 août

Château de l’Ermitage - Wavre

010 / 23 03 52

Dimanche

26 août

Cense de Jandren à Bonneville (Andenne)

085 / 84 27 35

Mardi

28 août

Ittre

067 / 64 73 23

Mercredi

29 août

Orangerie de Beloeil

069 / 57 69 60

Jeudi

30 août

Château du Héron à Rixensart

0473 / 70 08 00

Vendredi

31 août

Château de Boussu-en-Fagne

0478 / 39 40 43