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Musées

La maison Jonathas

Située dans la rue Montgomery qui doit son nom au célèbre général qui y est passé en 1944, la maison Jonathas a été construite sur les fondations de l’ancien donjon des seigneurs d’Enghien ; démantelé en 1194 par le comte de Hainaut, Baudouin V, il en subsiste, principalement, les caves, aux puissants moellons schisteux, ayant servi à maints usages comme  dépôt de peaux et de tonneaux de bière.

Cet édifice abrite actuellement le musée de la tapisserie enghiennoise et rend ainsi hommage au fabuleux travail effectué par les artisans de la Cité, qui ont pratiqué cet art du XVe au XVIIIe siècle.

On peut y admirer plus de dix tapisseries d’Enghien du XVIe ainsi que deux de Bruxelles du XVIIe. Des miniatures du peintre local Hadidi ornent également le palier au premier étage.

Le second étage est aussi intéressant pour sa charpente authentique du XVIIe siècle.

Passée successivement aux mains de notables, de bourgeois, de commerçants…, liée à une légende concernant la malédiction d’un juif nommé Jonathas, elle a été totalement restaurée et est accessible au public depuis 1982.

Le Couvent des Capucins

Fondé vers 1616 par le Prince-Comte Charles d’Arenberg, le couvent se voulait être « un tombeau de famille avec église et un couvent de religieux auxquels seraient confiés la garde du tombeau et le service de l’église pour le repos des âmes de cette noble famille… »

Ce couvent subit, comme de nombreux autres bâtiments, les foudres de la révolution française : vente du mobilier, expulsion des Pères… pour finir par la vente des jardins et du couvent. « Inhabitable et en partie croulé », celui-ci disparaît sous les coups de pioche.

Au milieu du XIXe siècle, le Duc Prosper d’Arenberg rachète l’ancienne propriété et fait bâtir un nouveau couvent. Après la première guerre mondiale, le couvent et l’église sont cédés aux Capucins pour un billet de vingt francs par le duc Engelbert-Marie.

Aujourd’hui, vide de ses Pères, outre la partie appelée Studium d’Arenberg devenue la bibliothèque des archives de leur famille, l’église contient des œuvres d’art : une magnifique adoration des Mages, des sculptures, des portraits de la famille d’Arenberg, des tapisseries, orfèvreries, manuscrits, gravures et livres…

La crypte contient les dépouilles de nombreux membres de cette illustre Maison.

La ferme-musée de Marcq

Située non loin de l’église de Marcq dédiée à Saint Martin, cette ferme, date du XVIIIe et forme un vaste quadrilatère posé dans un bel écrin de verdure. On peut également y admirer un porche en pierre bleue daté de 1700 ainsi qu’une ancienne brasserie construite à la fin du XVIIIe comprenant une importante collection de moulins à vanner.

Vous y voyagerez à travers une véritable rétrospective de la vie agricole d’antan, remplie d’anecdotes et d’histoires passionnantes. Le conservateur vous guidera à travers un musée comportant une importante collection de charrues, un atelier de menuiserie parfaitement reconstitué, une laiterie, de nombreux objets datant des guerres 14-18 et 40-45 dont un moteur d’avion, des obus, des casques... D’autres pièces rares ne manqueront pas de vous surprendre.

Bref, on peut suivre, pas à pas, les progrès enregistrés au fil du temps ; depuis la fin du XIXe  siècle jusqu’à la généralisation de l’utilisation du tracteur. A l’issue de la visite, le propriétaire vous invitera à déguster une bonne bière dans un cadre pittoresque.