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Le manque de circulation rend compliqué le déneigement des routes

Avec le couvre-feu d’une part et beaucoup de gens en télétravail d’autre part, moins de véhicules circulent sur la voirie, ce qui rend le salage moins efficace. En effet, le passage des véhicules favorise la répartition et la dissolution du sel dans l’eau. Rappelons ici comment fonctionne le salage des routes et des trottoirs.

Qui s'occupe du salage des routes et trottoirs ?

 

Le territoire de la Ville d'Enghien est sillonné par 154 km de voiries dont 129 km sont des routes communales et 25 km sont des voiries régionales.

· Les routes régionales sont salées par les services de la Région wallonne (les autoroutes, toutes les chaussées, les remparts et le contournement, les rues d'Hoves, Montgomery, de Bruxelles, d'Hérinnes et de l'Yser).

· Les routes communales d’Enghien, Petit-Enghien et Marcq sont salées par les ouvriers communaux, et par une entreprise désignée par la Ville. Un ordre de priorité a été fixé en tenant compte de la densité du trafic et de la dangerosité des situations. C'est ainsi que certaines routes de campagne où la circulation est quasiment inexistante seront salées en dernier lieu.

· Les trottoirs sont salés par les habitants, conformément au Règlement Général de Police qui dit que « tout riverain d'une voie publique est tenu de veiller à ce que, devant la propriété qu'il occupe, un espace suffisant pour le passage des piétons, valides et handicapés, soit déblayé ou rendu non glissant » (article 40).

Comment fonctionne le salage ?

 

L'eau pure gèle à partir de 0°. Quand on dilue du sel dans l'eau, le mélange gèle à une température plus basse. Si on jette du sel sur une route, l'eau gelée (le verglas ou la neige) retrouve donc son état liquide. En dessous de -10°, le salage est toutefois inutile car l'eau mélangée au sel gèle malgré tout.

La circulation des voitures sur la voirie rend le salage plus efficace car le passage des véhicules favorise la répartition et la dissolution du sel dans l'eau. En l’absence de circulation, le salage peut donc être inefficace.

Rappelons que le sel est un produit mordant. Une dispersion de sel trop importante est nocive pour les voitures, les routes et l'environnement. A utiliser avec modération donc !

Quand faut-il saler ?

 

Le salage préventif est peu efficace en cas d'humidité importante. Le sel a la particularité d'absorber l'eau qui est présente dans l'air sous forme de vapeur. Cette vapeur passe alors à l'état liquide et se dépose sur la chaussée. Le sel est ainsi dilué dans une quantité d'eau trop importante, ce qui le rend peu ou pas efficace.

Idéalement, le sel doit donc être épandu après la formation de la glace. Quand la météo annonce des risques de verglas, le personnel communal désigné à cet effet au sein du service des travaux est vigilant afin d'identifier le moment où il faut lancer les opérations de salage. Les tournées doivent être évaluées au cas par cas. La période critique se situe souvent en fin de nuit (vers 4 ou 5h du matin). Le passage d’une lame est également parfois requis. Cette action mécanique permet un déblaiement de la neige tombée en quantité, ce qui augmente l’efficacité du sel.  

Dès le signal donné, les ouvriers communaux du service de garde et l'entreprise sont invités à commencer l'épandage. Le traitement de l'essentiel des voiries prend de quatre à six heures pour chaque équipe, avec un réapprovisionnement en sel plusieurs fois par tournée. Les zones non accessibles aux engins sont au besoin gérées manuellement.  

Le salage des routes n'est pas une garantie absolue contre le verglas. En outre, toutes les voiries ne peuvent pas être salées en même temps... La prudence s'impose donc les matins d'hiver où la température est inférieure à 0°, principalement sur les voiries peu fréquentées où le salage est moins efficace et plus tardif.