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"Onze Enghiennois", l'hymne d'Enghien

Impossible d’évoquer Enghien sans entendre résonner les paroles de "Onze Enghiennois", l’hymne populaire des Titjes. Chanté dans le savoureux parler enghiennois, à la croisée du wallon et du flamand, ce refrain haut en couleur célèbre avec humour et fierté l’identité de la cité.

À travers ses couplets, "Onze Enghiennois" raconte l’attachement des habitants à leur ville, à leur langue et à leurs traditions. Plus qu’une simple chanson, il est devenu un véritable symbole de l’esprit enghiennois : convivial, frondeur et profondément attaché à ses racines.

Aujourd’hui encore, l’hymne des Titjes accompagne les grands moments de la vie locale et se chante volontiers en chœur. Une façon joyeuse de faire vivre le patrimoine immatériel d’Enghien et de transmettre, de génération en génération, ce parler et cet esprit si particuliers.

Pour la petite histoire, le texte de cet hymne est attribué à un certain Cnutje, illustre inconnu au registre des écrivains comme des musiciens. Il s'agirait d'un pseudonyme emprunté à Knut II le Grand, roi d'Angleterre, de Danemark et de Norvège, décédé en 1035 à Schafterbury. L'auteur de la chanson, de son vrai nom Jacques Collard, encore collégien, prétendait à tort ou à raison descendre de cet illustre roi.

Onze Enghiennois

REFRAIN

Onzen Enghiennois
Das giene patois
T'es de toûl van Enge.
Criere, rouspeteire,
Pour la liberteie,
De Titjes van Enge.

1.

On z'a voulu nous tapeie morts,
Et flamandiseie not'vill et not'bell langue,
Mais nous-z a pas spiteie dehors
Après ça ils peuv'tentcor attendre.

2.

On z'a de quoi faire de son nez,
Pendant qu'les flamands batt'nt pour la langue flamande
Et qu' les wallons vien' les engueuleie
Nous on a qua même son propre langue.

3.

Arwel ! veneie encor' stouffeie
On recul'ra pas nous auter pour personne,
Et un' rammeling vous aurez
On vous montrera qu'on est des hommes !