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Le CPAS d’Enghien, pour la petite histoire

Tout commence avec l’hôpital Saint-Nicolas, qui était initialement situé rue des Augustins…

Nommé Hôtel-Dieu de Saint-Antoine, il est fondé vers 1266 par Marie de Réthel, épouse de Walter Ier, seigneur d’Enghien. Vers 1292, une chapelle dédiée à Saint-Nicolas y est construite. C’est ainsi que l’Hôtel-Dieu de Saint-Antoine prend le nom d’Hôpital Saint-Nicolas.

En 1316, un incendie détruit entièrement l’édifice. Les Echevins de la ville décidèrent alors d’autoriser deux sœurs augustines à aller quêter dans le pays afin de financer la reconstruction. En effet, la direction de l’établissement avait été confiée aux sœurs hospitalières de Saint-Augustin. Dès décembre 1319, l’Evêque de Cambrai sanctionne les statuts des religieuses ainsi que les conditions d’admission des malades.

Le 2 juillet 1497, le bâtiment est de nouveau détruit par un incendie. Il est reconstruit dès le début du XVIe siècle et connaît d’importantes modifications à partir de 1634, et ce jusque dans le courant du siècle suivant. Quelques parties érigées à cette époque sont encore visibles de nos jours.

Durant la Révolution française, des commissaires sont envoyés afin d’appliquer les dispositions de la loi du 15 fructidor de l’an IV (1er septembre 1796), supprimant les couvents. Cependant, la mère supérieure n’a pas de difficulté à prouver que son établissement n’est pas concerné par ladite loi, et l’édifice est ainsi sauvé de la destruction. À peine dix ans plus tard, l’hôpital subit encore d’importantes transformations pour améliorer les conditions sanitaires.

Très rapidement, les lieux deviennent insuffisants, l’espace manquant pour permettre toute extension.

C’est alors que la Commission des Hospices décide, en 1875, la construction d’un nouvel hôpital sur un terrain vague, spacieux et en hauteur, situé près de la porte d’Hoves (actuelle rue d’Hoves)…

L’Arrêté royal du 8 octobre 1876 permet d’acquérir le terrain, et un second Arrêté royal, daté du 26 janvier 1877, approuve les plans et devis pour la construction. La première pierre est posée le 11 juin de la même année, et les sœurs augustines déménagent définitivement dans le courant de l’année suivante

Peu d’archives subsistent de cette époque, l’hôpital ayant été victime d’un bombardement allemand durant la Seconde Guerre mondiale.

Le 10 mars 1925, le Parlement belge vota la loi créant les Commissions d’Assistance publique (CAP) afin de fusionner les bureaux de bienfaisance et les hospices civils. En 1976, les CAP furent remplacées par les Centres Publics d’Aide Sociale (devenus aujourd’hui Centres Publics d’Action Sociale – CPAS), à la suite de l’adoption de la loi organique des CPAS du 8 juillet 1976.

Presque au même moment, une partie de l’hôpital fut détruite pour être reconstruite et modernisée. De l’édifice d’origine ne subsistent aujourd’hui que l’aile A, qui abrite les services administratifs et financiers du CPAS ainsi que les services de police. Enfin, en 2014, le bâtiment fit l’objet de travaux de rénovation et de réaménagement, accompagnés de l’ajout d’une aile supplémentaire. Il abrite également aujourd’hui la Maison de Repos -et de Soins « Home Saint Nicolas » gardant ainsi encore de nos jours son rôle social au sein de la Ville d’Enghien.

  • Mathieu, E. (1877). Histoire de la ville d'Enghien (Mémoire en réponse à la VIe question du concours de la Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut : « Écrire l’histoire d’une ancienne ville du Hainaut » ; IVe série, Tome 1). Société des sciences, des arts et des lettres du Hainaut.
  • Archives du CPAS.
  • Archives du Cercle Royal Archéologique d’Enghien.